Ballade en 4×4 de Tupiza à Uyuni

Apres une nuit dans le bus coincé entre 3 bébés, j’arrive a Tupiza à … 3h du matin! Horaire parfait pour trouver un hotel!

A ce propos, je me demande à quoi pensent les Boliviens quand ils organisent les horaires de bus… en gros, tous les bus partent a 7 ou 8 heures du soir. Quelques soit la destination et la durée du voyage! Du coup quand il y a seulement 8h de trajet, et bien on arrive a 3h du matin… un grand classique ici!

Mais les Boliviens s’adaptent, et il y a tout de meme un gars qui nous guette dans la rue pour nous faire rentrer dans son hotel. Le monsieur en question est evidemment completement bourré a cette heure ci mais on arrive tout de meme a comprendre le prix, meme si c’est pas toujours très clair.

Mon objectif en venant a Tupiza est de profiter des alentours qui sont absoluments magnifiques pendant 1 journée ou deux, mais surtout de partir en 4×4 vers Uyuni et son salar a partir d’ici. En effet de Tupiza, les opérateurs ont bien meilleur réputation qu’a Uyuni ou c’est le cirque a touristes et ou les accidents ne sont pas rares (conducteurs bourrés, voitures en piteux état etc…) mais le circuit est surtout plus long, permet de voir plus de chose et on ne repasse pas 2 fois au même endroit.
De plus, contrairement a Uyuni ou on voit le salar en premier puis après on est blasé devant les lagunas, en partant d’ici on finit par le salar, le bouquet final.
Bref le plan était parfait. Ou presque, fallait compter avec les impondérables Boliviens…

Je m’associe à un hollandais sympatoche rencontré dans le bus de nuit et on se met à la recherche de l’agence qui va bien. Il y en seulement 3 en ville, le tour est vite fait. L’affaire est bouclée et le matin du départ on découvre avec qui on va faire de la route. Deux voitures partent ce matin la de l’agence, la notre on la partage avec 2 francais et une américaine, tandis que l’autre voiture est purement quebecquoise et embarque également la cuisiniere et la bouffe(s’agit de ne pas perdre la voiture de vue!!). Bon ben ca va parler francais pendant le voyage, ca va me changer un peu!
Le chauffeur, Manuel, est super sympa, machouille sa coca tranquillou et est super serviable! Bref tout part pour le mieux! (bon je pars tout de meme avec des oeufs pas frais dans le bide qui vont m’empecher de bouffer normalement pendant les 2 premiers jours. Mais bon c’est la Bolivie on fait avec…).

Et la, on en prend plein les yeux! Pendant les 3 premiers jours, on enchaine les km au milieu de nulle part, la piste zigzague entre des volcans de plus de 5000m, on traverse des plaines immenses et désertes, les couleurs changent tout le temps, on traverse des rivière encore gelées, on s’arrete voir des geysers. C’est imposant et magnifique! (et p****de froid!). Et on est que 3 voitures au milieu de cette immensité (une voiture d’une autre agence est partie aussi le meme matin, avec 2 francais super cool a bord) juste pour nous!
On ne croise seulement que 2 ou 3 villages déserts et des troupeaux de lamas. Et on est constamment au dessus de 4000m, et souvent on passe a plus de 4800m (plus haut que le Mont Blanc!).

Le soir on dort dans des lodges super basiques …. et pas chauffés. Je dois dormir tout habillé avec ma polaire, le bonnet et tout le bazar dans le sac de couchage pour ne pas avoir froid!

Bref, c’est l’aventure!!!

Le 2eme jour on atteint le site le plus au sud du circuit, proche de la frontière avec le Chili, la Laguna Verde, un des clous du spectacle. On est à 4600m, c’est venté, on gèle sur place mais c’est un des paysages les plus beaux au monde! La laguna est verte à certaines heures de la journée de part sa concentration en magnésium en conjonction avec l’angle des rayons du soleil, et repose au pieds de l’impressionnant volcan Licancabúr. Ca fait 2 jours qu’on se régale mais la ca commence a devenir vraiment costaud!

Le 3eme jour, au matin, on se fait un autre endroit magique: la laguna colorada. Celle la elle est rouge et est habitée par 3 espèces de flamants (les oiseaux, pas les van der machins). Vu que c’est l’hiver, il ne reste plus beaucoups de flamincos, les autres ont migré vers des endroits plus chaud. Ici, la couleur est dû à des sédiements de couleur rouge et des micro-algues. Le soir on passe la nuit aux abords du salar, dans un hotel construit en sel! (ce sont des briques de sel qui composent les murs et les meubles).

Le 4eme et dernier jour est le jour du salar du même nom. Nos chauffeurs nous préviennent qu’ils vont nous reveiller a 4h du matin, pour que l’on puisse partir tôt et assister au lever de soleil au milieu du salar, sur l’Isla Pescador. Et c’est la que ca se gate! L’amerloque laisse (encore) trainer sa bouteille d’alcool local et ce coup ci les chauffeurs lui font sa fête (a la bouteille bien sur). Resultat, on doit reveiller les chauffeurs nous même, et le notre est encore tout bourré! Ca plus un pneu dégonflé a réparer et on part a la bourre!

On trace, et on entre sur le fameux salar. On surveille notre chauffeur qui conduit pas très droit, mais bon le salar c’est tout plat et il y a rien a percuter. La guigne nous poursuit, puisqu’on creve un pneu en plein milieu. On doit quasiment changer la roue nous même, notre cher Manuel étant à la peine (il essaie désespérément de remettre les boulons a l’envers….). Avec tout ca, on rate le lever sur l’isla, on le verra au milieu du salar. On atteint tout de meme l’isla pescador où on se promène quelques heures, le temps que ca desaoule… L’Isla Pescador, est une “île” au milieu du salar qui abrite des cactus géants millénaires. Du sommet, on a une vue à 360 degrés sur le salar! Magique!

Vient ensuite la fameuse séance de photos-a-la-con, qui consiste a jouer sur les perspectives qu’offrent un désert blanc et plat. Autant dire que certains ne manquent pas d’imagination ;-) On rigole bien et les chauffeurs en profitent pour se marrer aussi!

Et c’est après le déjeuner de ce dernier jour que ca devient vraiment l’aventure!

On traverse un village tout pourri à 40km d’Uyuni, notre point d’arrivée, quand on tombe sur un barrage ( 3 pierres et une barre de fer… sic). Les locaux annoncent a notre chauffeur que toutes les routes d’accès à Uyuni sont bloquées: on ne passe pas! Ok, on tente de faire demi-tour et le ton monte d’un (demi) cran, les gars bloquent la voiture avec des pierres et essaient de dégonfler les pneus… Bon ben on reste alors! Autant dire que pendant 1 minute on en mène pas large dans la voiture, Manuel nous dit que tout est ok et safe, tant qu’on essaie pas de forcer leur barrage. Ah…. et on va rester combien de temps? “Le temps que la situation se débloque avec le gouvermenent. Ils attendent une réponse dans l’apres-midi.” Cool! Et qu’est ce qu’ils veulent au fait? “Une route goudronnée…” Enorme!

Autant dire qu’on est pas tiré d’affaire. Je me mets à la place du gouvernement Bolivien: 90% des routes du pays ne sont pas goudronnées, ca me ferait bien marrer que 3 cul-terreux réclament une route au milieu de nulle part…

Donc, on prend notre mal en patience, et on passe l’après-midi à boire des bieres en regardant les Boliviens courirent dans tous les sens pour essayer d’intercepter les voitures qui essaient de les contourner… et a jouer avec les gamins. Tandis que notre chauffeur, qui est du coin, passe l’après-midi à discuter avec les “rebelles”. Au total, on est 4 voitures bloquées, nous, une voiture avec un client bresilien et son guide chilien super cool (qui en profite pour foutre la merde dans la manif), 1 voiture avec des touristes qui se caguent et qui restent enfermés dans la voiture et une voiture d’Israeliens associaux qui restent donc enfermés.

A la nuit tombée, le représentant du gouvernement n’est toujours pas arrivé – quelle surprise – mais notre chauffeur nous propose un deal. On participe a la cause et ils nous laisseront surement passer. On leur file 10 bolivianos chacun (1 euro!!!), on leur laisse pas vraiment le temps de discuter, on monte dans les voitures et on s’échappe!
On apprendra plus tard qu’on a fait une affaire, une voiture d’americains a du payer 250 dollars pour passer!!! (toujours les premiers à se faire plumer eux….).

En route vers Uyuni, après avoir deblayer un barrage deserté sur la route, on tombe sur un autre barrage. Notre chauffeur entame à nouveau les négociations et les bluffent sur le fait qu’on a plus d’essence et que l’on doit entré dans Uyuni coûte que coûte. Ils nous envoient le maire de la ville, qui décide de nous laisser rentrer dans la ville et nous escorte jusqu’à l’entrée de la ville, apres avoir filmer les voitures (avec des touristes qui font des doigts ahaha) pour montrer au monde entier qu’il ne plaisantait pas et qu’il etait prêt a bloquer 4 voitures pour avoir sa route!! My god, les monstres!!!
Mais quand on arrive à l’entrée de la ville, on doit laisser les véhicules à l’extérieur et marcher 1/2h avec nos sacs pour entrer en ville. On est les premiers a entrer dans Uyuni depuis 2 jours il parait… 10h du soir on se pose enfin a l’hotel!!!

On se met a jour de la situation: ca fait 3 jours que la ville est bloquée, pas de bus ni de trains qui sortent, pas de carburants et tous les commerces font la greve!!! En plus, le distributeur de billets est vide et les gens commencent à manquer d’argent… Super, on s’est jeté dans la gueule du loup, maintenant on ne peut plus sortir et y a rien a faire dans ce trou!
Pour la route, il y a un projet de route goudronnée entre Oruro et le salar directement, mais qui n’inclut pas le détour de 40km pour la ville d’Uyuni. Du coups, ils ont les boules ici!

On est à peu près 150 touristes bloqués dans Uyuni maintenant. Tous les commerces sont fermés, ou pretendent être fermés, faut dont frapper au rideau de fer pour qu’on nous ouvre, et tout le monde se fait chier. C’est un peu la merguez party devant la mairie avec tribune publique, à la Bolivienne (micro qui marche pas, , où les gens attendent les nouvelles du gouvernement… sous les sifflets des touristes! Le 2eme soir, le prefet débarque avec toute la garnison du coin, pour leur expliquer que c’est ok, sous condition, je résume: “Levez le blocus 24h pour liberer les touristes (les ambassades commencent à harceler les autorités boliviennnes et ca devient embarassant….) ou on vous défonce la gueule. Et peut-être que vous aurez une route.. Ah oui, et ca prend 15 jours pour faire les papiers officiels du nouveau tracé faudra être patient!”
Le lendemain matin, le blocus est levé et la ville se vide de tous ses touristes….

Voila, c’était une petite tranche de vie Bolivienne. On m’avait prédit que je resterai bloqué à La Paz oú les manifs sont courantes et bien non… ca a commencé avant!

Je réalise que j’ai plus parler des évenements de la fin que du trip lui même. Mais bon faut avouer que ca fait une belle histoire!
Le trip était vraiment merveilleux et la fin inattendue, et pour conclure on a passé un excellent moment!! Et un grand merci à notre chauffeur qui a su géré la situation avec calme et nous a tirer d’affaire a chaque fois.

Pour les photos c’est sur Picasa, les 4 albums Tupiza to Uyuni:

http://picasaweb.google.com/julien.fourment

Potosí

Et me voila arrivé à Potosí, ville (de + de 100000 habitants) la plus haute du monde! Le vieux centre culmine tout de même à 4060m! Ce qui me fait dire que mon hotel est à peu près à 4100m! Et ca se sent! Rien que de me retourner dans mon lit, je suis essouflé ! ;-)
 
L’attraction principale de Potosí est ses fameuses mines, anciennement d’argent, qui ont débuté il y a 400 ans sous le regne espagnol. Potosí fut pendant cette periode prospère la ville la plus riche du monde et alimentait les banques espagnoles.
Maintenant, le filon d’argent est éteint et la mine n’est plus gérée par l’état mais par des coopératives de mineurs qui extraient ce qu’ils peuvent (zinc principalement), Actuellement 4000 mineurs travaillent dedans et chacun y va de son petit trou, sans aucune coordination. Les accidents ne sont donc pas rares et il est prevu que la montagne-gruyère s’ecroule dans 10 ou 20 ans…. Quant aux pauvres mineurs, leur esperance de vie ne depasse guere les 40 ans…
 
Je me devais donc de faire une petite visite de cet enfer, voir un peu ce qu’il s’y passe. La visite commence par un arrêt au marché pour acheter des cadeaux pour les mineurs: des feuilles de coca, de l’alcool a 96%, des clopes, de la dynamite… et du soda (ben oui quand meme ca donne soif tout ca!). On achète même un baton de dynamite en extra pour une démonstration d’explosion, à l’extérieur bien sur!
 
Après avoir posé en photo avec la dynamite avec la mèche allumée (qu’est ce qu’on se marre en vacances!), on fait péter le machin loin devant et on attaque les choses sérieuses: les mines elles-mêmes!
 
Et la ca rigole moins, on descend dans le noir a la frontale, l’air est chargé de poussière et est diffcilement respirable. L’entrée des mines est approximativement à 4300m d’altitude, ce qui ne rend déjà pas la respiration facile. Plus on descend plus il fait chaud, on passe de très frais à carrément chaud selon dans quel conduit on est. On rampe dans dans des tunnels, on doit se pousser regulierement pour laisser passer des mineurs qui poussent des chariots de gravats… Et la dynamite pétarade de partout! Bref, c’est le paradis!
On distribue nos cadeaux (empoisonnés) au fur et à mesure des rencontres. Notre guide nous fait également passer le rituel d’offrandes au dieu Tío des enfers (sous-terre on n’est plus sur le territoire de la Pachamama, ca rigole plus), à l’entrée de la grotte. Le rituel consiste à réciter une prière en aspergeant l’idole avec un peu d’alcool a 96 et d’en boire chacun une lampée! Argh!!
 
On ressort de la un peu étourdi et bien content de revoir le soleil après plusieurs heures passées sous terre. C’est tout de même une expérience unique et bien triste.
 
La journée suivante sera consacrée à glander dans le centre-ville qui est également magnifique et à visiter le superbe musée de la Casa de la Moneda, ancien batiment ou se frappaient les pieces espagnoles avec l’argent extrait des mines voisines. Le musée est une mine (ahah) d’information sur l’histoire de Potosí et du royaume espagnol.
 
Après 3 jours passé à Potosí, je decolle, enfin je roule, pour Tupiza: plein sud!
 
Pour les photos ca se passe par la: http://picasaweb.google.com/julien.fourment/Potosi
 

Sucre: capitale de la Bolivie

Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, mais aussi ville classée au patrimoine mondiale de l’humanité.
Ses batiments anciens et ses églises d’un blanc étincelant, son ambiance décontractée et ses habitants sympathiques font de Sucre une ville splendide qui ne laisse pas indifférent. De plus, la ville est en effervescence puisque elle s’apprête a feter le bicentenaire de la premiere révolution sud-américaine contre les espagnols, qui a eu lieu a Sucre même!
Je décide donc de rester une semaine a Sucre, afin de découvrir traquillement la culture Bolivienne et d’assister aux 4 jours de célébrations du bicentenario. De plus, la ville n’étant qu’à 2700m, ca me permet de faire une étape intermédiaire d’acclimatation à l’altitude avant les 4000m de Potosí.
 
Je vais pas mal glander pendant cette semaine, mais en ayant quand meme beaucoups déambuler dans les rues tellement la ville est magnifique. On a envie de prendre tous les batiments en photos! Une journée sera consacré a la visite du fameux marché de Tarabuco, qui meme si il est devenu très touristy, devient vraiment interessant dès que l’on s’éloigne un peu et qu’on débarque dans le vrai marché pour les locaux … et qu’on mange avec eux (3 bolivianos le plat de pates, soit 30 centimes, qui dit mieux? Mais gare aux boyaux!).
 
J’irai également faire un tour sur le fameux site archéologique où l’on peut voir plein de traces de dinosaures. La par contre, c’est un peu décevant. Les traces ont été découvertes, dans la carrière d’une énorme cimenterie locale encore en activité. On ne peut donc pas s’approcher a moins de 300m de l’enorme mur couvert d’empreintes. La cimenterie essaie tout de meme de dynamiser le tourisme (et de rentabiliser son affaire) avec un petit musée et des représentations grandeur nature de dino (en ciment bien sur ;-) ). Bref, pas de quoi se taper le cul par terre, mais en y réfléchissant bien, c’est quand meme dur d’exciter les foules avec des empreintes dans la pierre non? Ca fera tout de même une petite ballade sympathique d’une demi-journée avec des touristes Boliviens de Santa Cruz super cool et un guide super rigolo qui se démène pour essayer de me traduire tout en francais! (c’est qu’il s’en sortait bien le bougre! Heureusement parceque mon espagnol archeologique est plutot pauvre…)
 
Viennent ensuite les célébrations qui durent 4 jours … 4 jours de défilés! Matin, midi et soir, les écoles, les lycées, les universités, les anciens combattants, les profs, les toubibs, tous les corps de métiers défilent drapeaux à la main! Les Boliviens aiment défiler, qu’on se le dise! Meme Sarko, il arrive pas à mettre autant de monde dans la rue!
 
J’irai même voir une piece de théatre. Chaud a comprendre en espagnol, ca va vite et il y a beaucoups d’argot. Mais c’est plein de charme bolivien: la fanfare qui passe dans la rue a coté qui couvrent les voix des acteurs, les techniciens qui se plantent d’interrupteurs et plongent la scene dans le noir plusieurs fois et une remise de trophée d’1 heure afin de récompenser toutes les personnes qui se sont investies dans le festival de theatre!
C’est bien simple a la fin, il ne restait plus que nous, les 4 pauvres touristes encore assis et a attendre une eventuel trophée!
 
Les photos sont déjà sur Picasa et c’est par là que ca se passe: http://picasaweb.google.com/julien.fourment/Sucre
 
Apres une overdose de défilés, je me décide a lever le camp et à filer vers Potosí, à peine a 3h de là.

Entrée en Bolivie

Apres 2 jours d’attente a Corumba (Bresil) à attendre le train qui va bien qui va m’amener a Santa Cruz,  je passe donc la frontiere pour me rendre a Quijarro, la gare bolivienne. Et la changement de décor! On est plus dans un pays “riche” d’Amerique du sud, le poste frontiere Bolivien est tout pourri, le taxi qui m’amene a la gare est tout pourri, et la gare est pas trop pourrie comparé à ce qui l’entoure (une ville pourrie).

J’arrive donc a la gare vers midi et premiere surprise, le guichet pour vendre les billets n’est ouvert que le matin de 9h a 11h et l’apres-midi de 14h a 14h30 (le train est a 17h) !!! La SNCF peut aller se rhabiller!! Et pour ceux qui ratent les heures de reveil du guichetier, ils peuvent acheter leur billet a bord (20% plus cher tout de meme) si il y a de la place… Je prends mon mal en patience, et decide de camper devant le guichet pour etre sur de ne pas rater le creneau.

Le train que je m’apprete a prendre est le fameux “Tren de la muerte” (le train de la mort), bon le nom date d’une epoque ou les gens voyageaient sur le toit (pour laisser la place a la contrebande a l’interieur) et en tombaient souvent. Maintenant c’est plus tranquille, enfin tranquille ….  pour un train ca secoue quand meme pas mal! Jamais vu ca! On fait regulierement des bonds dans son siege!

La premiere vraie étape Bolivienne sera Sucre.  Je choisis de ne pas m’arreter à Santa Cruz qui ne présente pas beaucoups d’interet. Le train arrive donc le matin a Santa Cruz, je passe la demi-journée qui me reste a attendre le bus du soir pour Sucre … au zoo!!!  L’occasion de voir les jaguars qui m’ont echappé dans le Pantanal et un tamanoir géant!

Le soir meme, je prend le bus pour Sucre, 14h de trajet horrible sur une route défoncée dans un bus a  peu pres potable (et encore j ai fait mon bourgeois j’ai pris le plus cher a 9 euros) avec des Boliviens qui dorment dans les allées. J’apprendrai plus tard que c’est la norme ici :-)

Pantanal

Après une nouvelle nuit de bus pas confortable (le Brésil c’est pas l’Argentine…) je débarque pas très frais à Campo Grande. Je trouve l’opérateur qu’on m’avait recommandé pour aller dans le Pantanal en face de la gare routière et m’embarque pour le jour même. Tant pis je me reposerai une autre fois.

Apres encore plein d’heures de route et de piste j’arrive enfin à destination. Le camps est divisé en 2 endroit le camp de base avec des hamacs au bord de la riviere, et le lodge pour les bourgeois (comme moi) avec des vrais lits et une piscine. Ok, j’ai pas opté pour l’option roots mais j’avais vraiment envie d’un lit!!! Et puis pour 3 euros de plus par nuit et je vais pas aller me faire ch.. dans un hamac…

Le truc qui surprend le plus des qu’on entre dans le Pantanal et meme dans le camps, c’est le nombre de caïmans! Il y en a des dizaines partout, dans le moindre plan d’eau, la moindre flaque. Hallucinant!

Les 4 jours seront pleinement remplis avec ballades en bateau et a pieds a la recherche de la faune, et ballade a cheval. Les guides sont excellents et ont des yeux de lynx. Faut dire que ce sont des locaux qui animent également des stages de survie dans les marais et la foret. (3 semaines pieds nus avec seulement un couteau dans le Pantanal ca tente quelqu’un??).

On verra plein de choses: des perroquets de toutes les couleurs, des toucans, des tas de rapaces, d’echassiers, des milliers de caïmans, des singes hurleurs (très rigolo ca!), des capibara etc…

Je ne peux evidemment pas m’empecher de comparer a mon trip equivalent fait en  Octobre dernier dans la jungle de Borneo.

C’est tout aussi riche chacun avec ses spécificités. En Malaisie, c’etait riche en singes et mais tres peu de croco, dans le Pantanal, c’est un peu de singe, une grosse dose de croco et beaucoups d’oiseaux de toutes les couleurs! Je ne regrette aucun des deux!

Apres les 4 jours, je me dirige vers Corumba, ville frontaliere avec la Bolivie.

J’ai deja uploadé les photos au format original ici, donc pas photo sur le blog ce coup ci.

http://picasaweb.google.com/julien.fourment/Pantanal

Chutes d’Iguazu

C’est après une journée (commencée a 5h du matin à Punta del Diablo) et une nuit complète de transport que j’arrive a Puerto Iguazu vers 11h du matin!
La température n’est plus la même, pas de doute, je suis (enfin) arrivé en zone tropicale! Bien!

A peine j’ai posé mon sac à l’hostel qu’on m’annonce que c’est la pleine lune en ce moment et que l’ont peut visiter les chutes à cette occasion et que c’est très joli. Seul bémol, ca ne se fait qu’en tour organisé, et c’est un peu chéro pour ce que c’est. Au diablo l’avarice, en plus il y a un buffet inclu et j’ai pas bouffé grand chose depuis 24h, je rentabiliserai l’affaire au buffet!

Le tour de nuit est tout de meme mitigé, certes la vue de la gorge du Diable avec le pleine lune vaut vraiment le coup, mais on débarque la avec 100 autres couillons d’un coup et c’est un peu la bousculade pour prendre une photo. J’arrive a trouver un endroit a peu pres calme sur la passerelle pour poser mon trépieds sans que les vibrations des gros touristes américains ne perturbent la pose.

La gorge du Diable est l’endroit le plus impressionnant du parc, c’est une suite de passerelles qui debouche sur une plateforme au dessus de la chute principale. Mais ces passerelles sont accessibles uniquement par train (de nuit en tous cas), les gens arrivent donc par troupeaux, et sur la passerelle ca bouchonne du coup! (j’aime pas trépigner et puis c’est pas ma faute si les autres sont courts sur patte).
L’avantage c’est que ca rend le site accessible a tous, c’est assez large pour que les Americains puissent passer et assez plat pour que les Japonais arrivent à passer (en se tenant a la rampe quand meme, faut pas déconner).
Après au buffet, comme prévu je fais mon affaire.

Le lendemain, je me rends a nouveau dans le parc pour voir tout ca de jour. En plus de la Garganta del Diablo, il y a également des dizaines de km de chemins et de passerelles dans le parc qui permettent de belles ballades. Ca occupe bien la journée et ca permet de voir toutes les chutes sous tous les angles. De plus on traverse la jungle ou l’on peut croiser des papillons, des tas d’oiseaux (des toucans si on est chanceux) et d’autres bebettes (un jaguar si on est pas chanceux).

Les chutes sont magnifiques, mais il y a pas grand chose d’autres a voir autour donc des le jour suivant je decide de franchir la frontiere et de partir au bresil. Je ne ferai pas le coté brésilien des chutes (apparemment ca casse pas la baraque) et je cherche un bus de nuit qui m’amenera a Campo Grande, la base de départ pour le Pantanal.

Incursion en Uruguay: Punta Del Diablo

J’arrive à Punta del Diablo et comme prévu c’est plutot désert, basse-saison oblige, mais le charme opère de suite. L’endroit est vraiment magnifique et donne envie de s’y poser un peu! Et c’est encore pire quand on trouve l’hostel: la on veut plus quitter son hamac!

Punta del Diablo c’est un petit village de pecheur (et de surfeurs) sur l’océan avec de grandes plages de sables et des dunes. C’est super calme et les gens super cools. On s’y sent bien de suite et on veut plus en partir meme si il n’y a rien a faire a part glander dans son hamac apres une petite ballade sur la plage.

Après 3 jours, je décide tout de même de me remettre en mouvement, m’étant tout de même pas mal écarter de mon itinéraire initiale et vu que le temps commence à passer rapidement!
Ne pouvant trouver de maniere simple de traverser l’Uruguay pour me rendre à Iguazu sans avoir à repasser par Buenos Aires, je me retape tout dans l’autre sens et à peine arrivé à BA je saute dans le premier bus de nuit pour Puerto Iguazu! Pas le temps de souffler!

Pour l’anecdote, en arrivant au port de BA, j’ai eu droit à un contrôle de température, rapport à la psychose de grippe porcine. Au début j’étais tout de même un peu inquiet quand ils ont annoncé un controle de temperature pour tout le bateau (pourvu que je passe pas le dernier! ;-) ), mais c’était simplement fait à la caméra infrarouge! Ouf!

Je ne regrette pas ma petite incursion en Uruguay, ca m’a permis de découvrir un petit pays tranquille et prospère et qui ne fait pas de bruit. Les Uruguyens sont bien plus calmes et surtout moins grande gueule que leurs voisins Argentins. Rien d’extraordinaire à visiter mais c’est tout de même agréable et on est pas submergé de touristes.
Bref, une destination de choix pour se mettre au vert après Buenos Aires.

Incursion en Uruguay: Montevideo

Suite de l’Uruguay.

Je passe 2 nuits à Montevideo capitale de l’Uruguay. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est calme pour une capitale. Pas un chat dehors la nuit dans la semaine, et les bars sont vides! Après Buenos Aires c’est le choc! Et pourtant il y a beaucoups de gringos ici, mais la plupart sont ici pour les cours d’espagnol et ont choisi l’Uruguay parceque justement c’est calme et que c’est le pays le plus sûr d’Amerique du Sud.

Sinon le centre-ville est plutot joli, on y trouve aussi beaucoups de vieux batiments coloniaux, dont cette etonnante tour construite par les Portugais sur la plaza principale, qui fut a l’epoque la plus haute tour americaine (me souvient plus de la date…). La ville est plutot moderne et prospère, mais, comme à Buenos Aires, on apercoit au milieu du flot de voitures et de bus, des cartoñeros, des pauvres bougres qui trient les ordures et se déplacent en charette à cheval.

J’hésite à rebrousser chemin maintenant sur BA pour ensuite me rendre a Iguazu, mais on me parle d’un petit coin de paradis sur la cote Est de l’Uruguay a peine a 4h30 de route d’ici. Ca serait bête de ne pas aller voir! Allez hop, je décide de pousser encore un peu plus loin et prends un bus pour Punta Del Diablo!

Incursion en Uruguay: Colonia

Retour sur ma petite incursion en Uruguay.

On me dit le plus grand bien de Colonia, petite ville coloniale donc,  a quelques heures de bateau de Buneos Aires. La ville peut se faire dans la journée si on prend le bateau rapide mais comme j’ai un peu de temps devant moi et que je suis curieux je prends mon sac-a-dos en me disant que j’aurais peut etre envie de pousser un peu plus loin… genre a Montevideo.

Je passe donc la premiere journée à déambuler dans les rues de Colonia, c’est mignon tout plein, c’est calme mais on en fait vite le tour… je pousse donc plus loin et prend le soir meme le bus pour Montevideo :-)

Los Penitentes

C’est après 22h de bus (un saut de puce ;-) ), que j’arrive à Mendoza, capitale du pinard argentin (et accessoirement des grosses montagnes)!

Et donc apres 2 jours a glander dans Mendoza (mouof…) , on reprend un bus pour se rendre dans les montagnes a Los Penitentes au pieds de l’Aconcagua, le plus haut sommet de l’hemisphere ouest (6900 metres et des brouettes)!

Los Penitentes est une station de ski a 2500m d’altitude, qui tire son nom des pitons rocheux voisins qui ressemblent a des penitents (mouai…), et qui nous servira de base de départ pour nous promener dans les environs. Et comme c’est pas la saison de ski, c’est désert ici! On est 3 dans l’hostel.

Durant ces 3 jours, on ira voir l’Aconcagua – sans le grimper: pas la saison pour la grimpette, et puis faut de l’entrainement et des moyens! 15 jours d’expedition tout de meme).

On verra également le Puente del Inca, une arche formée on ne sait trop comment au desssus d’un canyon par des sources chaudes, et on fera un petit sommet de 3700m avec une vue imprenable sur la vallée. Superbe!

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